Dans les faubourgs de Dhaka
  

Dans les faubourgs de Dhaka

Dhaka, Bangladesh le 02/11/2010

 

Hier soir, nous avons dine dans un grand restaurant chinois (mais neanmoins d'inspiration bengali... donc avec beaucoup de piment) avec Mahmud et sa famille. Mahmud est un correspondant bengalais rencontre par internet sur le site du Lonely Planet. Sa specialite est d'aider les touristes a se retrouver dans ce joyeux ?.,'@# qu'est le Bangladesh en echange de quelques cadeaux du pays. Nous decouvrons un veritable homme d'affaires, visse a son telephone portable, et envoyant mail sur mail tout en discutant avec nous. Sa femme ne parlant pas anglais, et lui, ne se donnant pas la peine de lui traduire nos echanges, elle s'est ennuye passablement... Sa vision de la France n'est pas limitee a Zidane. Il connait aussi Sarkozy, qu'il trouve "bon garcon" bien qu'un peu "maladroit", mais qui fait ce que les precedents n'ont pas fait. Il nous a invite spontanement a passer l'Aid el Kebir (fete du mouton) dans sa maison avec de nombreux amis, si nous sommes de retour a Dhaka pour le 17 novembre. Pourquoi pas?

Ce matin, nous sommes repartis en Rickshaw avec Mohammed (la pedale avait ete reparee pendant la nuit) dans les faubourgs de la ville, la ou la presence d'occidentaux attire immediatement les foules de curieux. Il nous a emmene chez lui, nous a presente sa famille, et nous a parle des conditions de vie des rickshaw wallas. Il habite une piece dans un immeuble avec sa femme, son fils, sa belle-fille et son petit-fils. Au dernier etage de l'immeuble: une grande terrasse avec encore quelques chambres sous tole ondulee nous evoque le film "Slumdog Millionaire". Grand moment d'amusement de Guillaume avec les enfants. Le quartier est tranquille, presque villageois, avec beaucoup de rickshaws et peu de voitures. En passant devant l'ecole du quartier, Guillaume a refuse d'y entrer. La peur d'y rester?

 

Ici, la presence feminine est plus visible qu'au centre de Dhakam car dans les milieux modestes, les familles n'ont pas d'autre choix que de les laisser travailler a l'exterieur. Accueil tres chaleureux par tous et toutes. Mohammed loue son rickshaw a une compagnie privee pour 100 takas par jour (env. 0,1 eur). Certains de ses compagnons, qui n'ont ni famille ni maison dorment directement dans la remise a rickshaws. Son reve serait d'acquerir son propre rickshaw, afin d'assurer ses vieux jours, mais le montant reste eleve pour lui: 200 dollars pour un rickshaw flambant neuf, 50 a 60 dollars pour une occasion. Avec les pourboires (merites: il parle anglais, connait tres bien sa ville) que nous lui laissons, esperons qu'il pourra bientot accomplir son reve!

 

 

 

Ce soir, premiere tentative de ballade a pied dans Dhaka. Helas, de nuit, c'est encore plus difficile, et bien evidemment, nous nous sommes perdus en essayant de trouver le theatre national. Sauves par des passants qui, voyant notre air hagard, nous ont d'office flanques dans un rickshaw avec la bonne destination. Ceci n'a malheureusement pas sauve notre soiree, le theatre national etant le lieu ce soir... d'une conference sur le jumelage d'universites indiennes et bangladaises... Instructif certes, mais un peu bouratif en vacances. Adieu nos envies de spectacle de danse et de musique... A defaut, nous avons fini dans un tres bon restaurant chinois.

 

Commentaires

 Elisa
MERCI de ce voyage au plus près du terrain. c'est un réel plaisirs (vue d'orsay!!!)de s'évader le soir vers cette cacophonie bringueballante..!si bien évoquée!!
a bientôt bisous
 Michel HASCOËT
Salut les Amis,
Merci de faire voyager,passez un bon séjour
Amitiés
Michel
 Evelyne nahmias
Salut les aventuriers! Est-ce que Guillaume a bien fait tous ses vaccins avant de partir? Mamie Evelyne



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