2010 - Bangladesh
  
2010 - Bangladesh
 

Dhaka, 31 oct 2010

 

 

 

Bien arrives a dhaka dans ce petit pays de 150 millions d habitants musulmans et hindhouistes nous decouvrons tout de suite l'art du ballot. A l'aeroport, c'est a qui aura fait le plus beau. Rose avec une ficelle verte, rouge avec une corde bleue.... ici, le beau ballot, c'est de la Delsey customisee!

 

 

 

Une heure et demie pour aller de l'aeroport a l'hotel: voici notre premiere approche des fameux embouteillages bangladeshis. Et ce n'est pas de la tarte! Des rickshaws, des tuk-tuks, des taxis, des bus bondes, des feux rouges dont la seule fonction semble etre decorative... Heureusement, il n'y a ni elephant ni vache sacree car la circulation serait totalement impossible! A dire vrai, la realite depasse tout ce qu'on avait pu imaginer. Et si l'on ajoute le bruit (klaxon bloque...) et la pollution, ca peut vous donner une (vague) idee de la situation dantesque des rues de la capitale.
Malgre ce joyeux bazar, nous n'avons pas vu d'accrochage... mais nous avons souvent serre les fesses cet apres-midi. La regle semble claire: le plus gonfle passe. Et la regle de chacun est de passer..

 

Nous avons goute la nourriture bengali dans un bon restaurant populaire ce soir. Demain, nous rencontrerons Mahmud (et sa famille), notre correspondant sur place, connu par le biais du site Lonely Planet.

 

Dhaka, 2 nov 2010

 

Hier soir, nous avons dine dans un grand restaurant chinois (mais neanmoins d'inspiration bengali... donc avec beaucoup de piment) avec Mahmud et sa famille. Mahmud est un correspondant bengalais rencontre par internet sur le site du Lonely Planet. Sa specialite est d'aider les touristes a se retrouver dans ce joyeux ?.,'@# qu'est le Bangladesh en echange de quelques cadeaux du pays. Nous decouvrons un veritable homme d'affaires, visse a son telephone portable, et envoyant mail sur mail tout en discutant avec nous. Sa femme ne parlant pas anglais, et lui, ne se donnant pas la peine de lui traduire nos echanges, elle s'est ennuye passablement... Sa vision de la France n'est pas limitee a Zidane. Il connait aussi Sarkozy, qu'il trouve "bon garcon" bien qu'un peu "maladroit", mais qui fait ce que les precedents n'ont pas fait. Il nous a invite spontanement a passer l'Aid el Kebir (fete du mouton) dans sa maison avec de nombreux amis, si nous sommes de retour a Dhaka pour le 17 novembre. Pourquoi pas?

Ce matin, nous sommes repartis en Rickshaw avec Mohammed (la pedale avait ete reparee pendant la nuit) dans les faubourgs de la ville, la ou la presence d'occidentaux attire immediatement les foules de curieux. Il nous a emmene chez lui, nous a presente sa famille, et nous a parle des conditions de vie des rickshaw wallas. Il habite une piece dans un immeuble avec sa femme, son fils, sa belle-fille et son petit-fils. Au dernier etage de l'immeuble: une grande terrasse avec encore quelques chambres sous tole ondulee nous evoque le film "Slumdog Millionaire". Grand moment d'amusement de Guillaume avec les enfants. Le quartier est tranquille, presque villageois, avec beaucoup de rickshaws et peu de voitures. En passant devant l'ecole du quartier, Guillaume a refuse d'y entrer. La peur d'y rester?

 

Ici, la presence feminine est plus visible qu'au centre de Dhakam car dans les milieux modestes, les familles n'ont pas d'autre choix que de les laisser travailler a l'exterieur. Accueil tres chaleureux par tous et toutes. Mohammed loue son rickshaw a une compagnie privee pour 100 takas par jour (env. 0,1 eur). Certains de ses compagnons, qui n'ont ni famille ni maison dorment directement dans la remise a rickshaws. Son reve serait d'acquerir son propre rickshaw, afin d'assurer ses vieux jours, mais le montant reste eleve pour lui: 200 dollars pour un rickshaw flambant neuf, 50 a 60 dollars pour une occasion. Avec les pourboires (merites: il parle anglais, connait tres bien sa ville) que nous lui laissons, esperons qu'il pourra bientot accomplir son reve!

 

 

 

Ce soir, premiere tentative de ballade a pied dans Dhaka. Helas, de nuit, c'est encore plus difficile, et bien evidemment, nous nous sommes perdus en essayant de trouver le theatre national. Sauves par des passants qui, voyant notre air hagard, nous ont d'office flanques dans un rickshaw avec la bonne destination. Ceci n'a malheureusement pas sauve notre soiree, le theatre national etant le lieu ce soir... d'une conference sur le jumelage d'universites indiennes et bangladaises... Instructif certes, mais un peu bouratif en vacances. Adieu nos envies de spectacle de danse et de musique... A defaut, nous avons fini dans un tres bon restaurant chinois.

 

 

Dhaka, 3 nov 2010

René n'en revient toujours pas: il s'est fait pincer les fesses par de jeunes bangladaises!

Nous etions alles decouvrir le plus grand marche de Dhaka (en rickshaw, bien sur... marcher d'un point a un autre dans cette ville est une tache assez insurmontable...), et nous nous etions ballades parmi les etals de tissus et des soiries de toutes les couleurs. Nous avions bu du the aux epices avec le marchand qui venait de delester Claire d'une belle somme pour l'achat de deux salwar kameez (ces tuniques indiennes qui se mettent sur des pantalons larges), et en sortant du marche... Rene se fait pincer les fesses par deux jeunes musulmanes! Il les invective en imitant le japonais, et elles se prennent au jeu en retorquant dans une langue visiblement inventee, entre des grands rires. Elles etaient visiblement fieres de leur exploit!

Le Museum d'histoire naturelle a beaucoup interesse Guillaume, en particulier le biotope des Sundarbans, la mangrove que nous partons visiter demain, avec ses singes, ses oiseaux, ses cerfs, ses tigres et ses pithons. Le musee est tres vaste. Seul probleme, les gardes s'opposent farouchement a ce que l'on saute des salles pour accelerer la visite! Il faut tout voir, et ils n'hesitent pas a nous signaler avec de grands gestes la moindre vitrine que nous n'aurions pas admiree... Ca, c'est de la conscience professionelle!

 

Pour la fete de l'Aid el Kebir, qui se tiendra dans 15 jours, des grands preparatifs sont en cours. Nous avons vu une immense structure en bambou se monter dans le parc de la Haute Cour de Justice. Un vrai chateau de mikados geants, couvrant plusieurs hectares! 

 

 

 

 

Guillaume nous demande souvent dans la journee si l'on va rentrer a l'hotel. Il adore jouer avec le personnel, qui se met en 4 pour le faire rire. Ce qui n'est pas bien complique car il est bon public...

Ce soir, apres 1h30 de rickshaw dans les embouteillages (certaines avenues etant interdites en soiree aux rickshaws, ils sont devies et se retrouvent tous coinces dans des ruelles), nous avons trouve l'Alliance Francaise. Tres beau batiment, presentant ce soir l'oeuvre d'un peintre remarquable du Bangladesh, et qui n'a jamais expose a Paris. Il s'agit de Kazi Salahuddin Ahmed, et ses peintures nous ont passionnes. Si l'un d'entre vous a des relations pour le faire venir...

 

 

 

Dhaka, 4 nov 2010

 

Ce matin, nous retournons dans Old Dhaka avec Mohammed, visiter la boutique de son fils. Il est tailleur, et ce sera sans doute l'occasion pour Rene de se refaire une garde-robe.

Nous avons enfin vu ou sont les femmes. Mohammed nous a emmene dans l'atelier de fabrication de vetemets ou travaille son fils. Et la, whaou! Tout um immeuble ou, a chaque etage, se fait  une etape de la fabrication de la chemise. La, les plus jeunes (environ 12 ans) coupent les pieces de tissus. A cote, hommes et femmes, sur des machines a coudre antiques (et chinoises) cousent a la chaine. Plus bas, les chemises sont repassees, etiquettees et ensachees. Les ouvrier(e)s sont ravi(e)s de notre visite. C'est a qui pourra se faire prendre en photo. Le chef d'atelier, lui, est plus nerveux en nous voyant filmer. Mais non, ce n'est pas un enieme reportage choc pour zone interdite... L'ambiance, en tout cas, parait plutot bon enfant (maintenant, entre tourisme et immigration...).

Au retour, nous croisons une manifestation pacifique contre le phenomene de harcelement ont sont victimes les femmes quotidiennement dans la rue.

Cet apres-midi, nous embarquerons pour 4 jours sur un grand bateau pour une croisiere dans les Sundarbans. Les petites embarcations n'etaient pas libres. Mais Guillaume pourra courir plus facilement dans un gros bateau. Il faudra donc attendre un peu pour connaitre nos impressions sur la mangrove, qui a ete classee patrimoine de l'humanite par l'UNESCO. Nous connaissons deja l'un de nos compagnons de voyages: un allemand qui est arrive a l'hotel hier soir.

Petite question technique: toutes nos affaires fragiles (papiers, appareils photos, medicaments...) sont dans des barils etanches, style canoe kayak, et nos sacs sont donc flottants. En effet, a Madagascar, il nous etait arrive une fois de tomber a l'eau en passant d'un gros bateau a une petite embarcation qui a chavire... Heureusement, nous avions des sacs etanches, sinon vous n'auriez jamais vu les photos. D'autre part, les pluies peuvent etre intenses et noyer l'ensemble des affaires. Bien sur, ces precautions sont certainement inutiles!

 

 

Khulna, 8 nov 2010

 

Voila! Nous avons visite la plus grande mangrove du monde, le tout en quatre jours.

Pour vous resumer un peu:

Notre groupe faisait une trentaine de personnes, dont une dizaine d'enfants, sur un bateau tres confortable, mais d'un autre age. Quelque chose d'Agatha Christie, style Mort sur le Nil. Nous avons meme croise un autenthique bateau a aubes, style Mississipi. Groupe tres eclectique et sympa, constitue pour moitie de touristes etrangers (americains, canadiens, danois... et nous) et de touristes bangladais en goguette. Le groupe d'enfants a ete pris en mains d'un bout a l'autre par trois femmes bangladaises tres dynamiques, a grand renfort de chansons, livres, dessins animes, atelier peinture...

Pour nous, visite des rivieres en barque, a l'affut des tigres, crocodiles, cerfs, et surtout oiseaux en tous genres. Nous avons aussi fait l'experience d'une matinee de plage et de baignade dans de l'eau douce, bien qu'en mer! A chaque fois que nous touchions terre, nous etions escortes de deux gardes armes de petoires datant certainement de la guerre d'independance. De quoi faire rire les tigres!

En fait de tigre, nous en avons surtout vu les empreintes fraiches. Rien que cela, c'est plutot impressionant (certains, de l'avis des guides, depassent 250 kg). L'un d'entre eux a traverse la riviere juste apres le passage de notre barque, mais occupes a regarder devant... nous n'avons rien vu!

En revanche, nous avons bien vu les dauphins d'eau douce, nombreux et peu farouches. Certains ont meme vu un crocodile.

Guillaume est toujours un grand centre d'interet dans les groupes, auxquels il se mele facilement. Il etait la vedette du bateau. Certaines femmes pleuraient presque a son depart!

En resume, un voyage sympa, avec une nourriture abondante et excellente. D'ailleurs, les bangladais mangent tout le temps. Le soir, le whisky sort des chambres, et Rene le refuse dans un premier temps en pretextant que sa religion le lui interdit. Ca les fait beaucoup rire.

Ce soir, nous avons debarque a Khulna, et nous esperons trouver un moyen de rejoindre rapidement Chittagong. L'ambiance ici est tres provinciale, voire villageoise: peu de voitures et beaucoup de rickshaws. Ca repose enormement de Dhaka, et c'est tres appreciable.

 

 

 

Chittagong, 10 nov 2010

 

En deux jours, nous n'avons pas chomé!

Depuis Khulna, nous avons enchaine:

- 4 heures de bus hier a l'aube, pour rallier Barisal, a travers de beaux paysages de rizieres, de petits villages et de fermes; quelque chose de Bali (mais tres plat);

- arrives a Barisal, petite ville provinciale (mais neanmoins 1er port du Bangladesh) avec ses petites rues calmes sillonnees par les rickshaws et leurs agreables dring dring ainsi que par les tuk tuk... electriques! Mais oui, mais oui! Ca repose les oreilles et la gorge! Kyrielle de petites boutiques et d'echoppes d'artisans. Nous sommes obliges de quitter la ville avec regret, car notre bateau appaeille le soir meme, et nous devons etre a 18h au port. Oh surprise, le bateau se revele etre le celebre Rocket, le vapeur a aubes herite des anglais que nous avions croise lors de notre croisiere. Nous nous offrons une cabine victorienne 1ere classe avec une clim a congeler un boeuf, que nous n'arrivons pas a arreter, le tout pour 5h, car nous arrivons a destination a... 1h30 du matin!

- et 3h plus tard, nous montons dans un train pour Chittagong.

En resume, nous avons boucle un passage difficile de notre itineraire ne figurant meme pas dans les guides, sans difficultes serieuses autres que linguistiques. Heureusement, il y a toujours quelqu'un pour nous aider, et les etrangers passent toujours avant tout le monde, surtout avec un gamin.

Autant dire que ce soir, nous sommes un peu fatigues, mais Guillaume tient bien!

Nous posterons demains nos impressions de Chittagong qui, a 1ere vue, est atteinte du meme mal que Dhaka, a savoir les embouteillages. Heureusement, il y a aussi des rues calmes a Rickshaws.

Ce soir, une enseigne d'ecole pour enfants autistes nous mene dans une favella, plutot propre et plutot joyeuse, ou nous declenchons une quasi-emeute tant les gamins veulent se faire photographier, et les femmes toucher Guillaume... Ca porte bonheur, surement!

 

Chittagong, 11 nov 2010

 

Décidément, Chittagong nous a réservé bien des surprises.

Ce matin, a l'aube, nous avons visite les ruelles de la vieille ville. Nous avons decouvert un incroyable marche a ciel ouvert, ravitaille par des ruelles totalement encombrees de porteurs de paquets, de bicyclettes, de pousseurs de chariots remplis de ballots de coriandres et autres herbes fraiches... Le spectacle etait tout bonnement surrealiste, d'autant que, dans cette cohue indescriptible, un agent de police sifflait... tentant de reguler le traffic humain avec une totale inefficacite apparente.

Tout aussi surrealiste, l'aide du Directeur des affaires portuaires et douanieres qui, nous voyant errer dans la gare en quete d'un eventuel billet de retour sur Dhaka, nous amene dans le bureau du Directeur de la gare et negocie un passe droit pour acheter un billet avant la mise en vente officielle. Mais de toute evidence, tout est deja archi plein (dans 5 jours, c'est la fete de l'Aid el Kebir, et dans ce pays musulman, tout s'arrete, et tout le monde se retrouve sur les routes pour passer les fetes en famille). Qu'a cela ne tienne, il telephone aussitot a la compagnie aerienne bangladaise, et nous obtient en direct des billets a moitie prix, et de ce fait nous sauve la mise. En retour, il n'accepte aucun remerciement, et paie meme le taxi qu'il affrete pour nous emmener a l'agence chercher les billets. Il nous explique que, lui et ses freres ayant beaucoup voyage, il sait ce que cela implique de se retrouver perdu dans un pays etranger... Grace a des gens comme lui, et les deux autres precedents, notre voyage est ainsi rendu possible dans un pays difficilement accessible aux touristes. Ils le savent, et ont a coeur de remedier aux manques de leur gouvernement.

En fin d'apres midi, nous terminons notre ballade par une visite du port. Et la, Zola nous attendait. Ou tout au moins, l'image qu'on s'en fait, avec ses milliers de dockers qui dechargent a main nue le poisson congele dans les gros bateaux, et les ateliers de nettoyage du sel marin, et ses corteges de jeunes travailleurs. Partout, l'ambiance est sympatique. On nous demande des photos. Les hommes sont ravis de nous montrer leur metier, et nous font rentrer partout a grand renfort de rires.

Demain, depart pour la zone tribale des Chittagong Hill Tracts, avec certainement une rupture des connexions internet pour quelques jours.

 

Bandarban, 16 nov 2010

 

Apres 3 jours passes a Rangamati, le 1er district des Chittagong Hill Tracts, nous avons quelques news toujours surrealistes a poster.

En tant qu'etrangers, nous devons passer tout d'abord par des check points ou, a chaque fois, le meme rituel s'opere: on descend du bus, on montre notre autorisation, on inscrit nos coordonnes sur un grand gegistre... pendant ce temps, tous les autres passagers du bus nous attendent patiemment (mais ils nous nous detester un peu quand meme...)

D'abord, pour aller dans les zones tribales sur les iles du grand lac Kaptai,  nous trouvons un bateau et un capitaine local, mais il nous faut trouver deux gardes armes pour nous escorter. C'est obligatoire. Sans cette escorte, notre batelier pourrait etre serieusement sanctionne. Nous nous mettons donc a la recherche de la gendarmerie, et devant un fort Vauban basique et muni de drapeaux et de gardes armes, nous pensons avoir trouve notre bonheur. Helas, apres 1/4 h de discussion dans un anglais yaourt tres relatif, nous comprenons enfin que nous sommes a laprison, et que, vraisemblablement, les gardes ont comrpis que nous voulions la visiter avec une esorte en bateau... la communication n'est pas toujours facile ici! Nous attendons le grand chef, qui finit par sortir de sa residence, et sauve par le gong, l'appel a la priere l'eloigne de nous.

Nous finissons par visiter nos iles, en commencant par un grand temple boudhiste a leur d'une ceremonie. Tres beau spectacle, tres zen, et qui rend la presence de nos gardes d'autant plus incongrue et totalement incomprehensible pour nous.

En fin de journe, nous debarquons, remercions nos policiers qui, helas, ne veulent plus nous quitter. Ils ont pour mission de nous ramener a l'hotel, et nous auront beau faire, nous sommes en liberte surveillee. Mais une fois a l'hotel, leur missions etant finie, ils nous disent qu'on pourra repartir ou l'on veut, apres avoir signe un bon de decharge! Ah, la derive securitaire... En tout cas, pas un moustique (ni un loustic) n'aurait pu nous nuire! Ils tiennent vraiment a leurs rares touristes.

Nous souhaitions prendre le bus le 14 nov, mais nous avons du affronter notre premiere greve blangladaise... nous somems donc restes a Rangamati un jour de plus ( en utilisant l'ambulance locale comme taxi personnel)

Nous sommes maintenant a Bandarban (le 2nd district), dans un superbe resort dans la foret. Et demain se tiendront a la fois la fete de l'Aid et le marche tribal. Ca promet de l'ambiance!

 

 

Dhaka, 18 nov 2010

 

Apres une journee passee dans les transports (bus, tuk tuk, avion, taxi...), nous voici de retour a Dhaka, qui nous a parue etonnament calme ce soir, en raison des festivites de l'Aid.

Hier, nous avons eu l'occasion d'assister a une place d'observateurs a la grande priere introductive a la mosque du coin, en l'occurrence une grande zone en plein air preparee pour l'occasion, tant les fideles etaient nombreux (en tant que touristes, ils nous avaient attribue une place un peu a l'ecart, en dehors bien sur des tapis de priere). Certains ont d'ailleurs du passer plus de temps a nous regarder qu'a prier... Mais toute la ville nous reconnait ensuite! Cela nous aura permis de voir un tres beau defile de belles tenues, notamment d'enfants (et meme de quelques petites filles... une dizaine sur des milliers de personnes).

Nous avons ensuite prefere eviter les scenes d'abattage en allant visiter le marche tribal, tres pittoresque, et dans lequel Guillaume s'est fait un grand copain qu'il a reussi a prendre en photo. Beaucoup de couleurs et de costumes traditionnels, qui ont ravi nos regards de photographes... et des montagnes de poissons seche, qui ont moins enchante Rene.

Ce sont les vraies montagnes qui nous ont enchantes. Les belles vegetation luxuriantes, les petites villages sans vehicules autres que les jouets en bois des enfants.

Un jeune etudiant rencontre la veille nous invite dans sa famille pour partager le repas, en l'occurence du cabri. Delicieux.


Dhaka, 19 nov 2010

 

Ce matin, surprise. Quand nous sortons de l'hotel a 7h du matin pour boire notre tchai matinal... personne dans les rues! La ville est litteralement deserte (et, Oh exception, silencieuse), et nous pouvons deambuler librement dans les grandes arteres desertees. La faute a l'Aid qui, dans son 3eme jour, garde les bangladeshis a la maison et les magasins clos.

Nous pouvons visiter Old Dhaka a pied tranquillement. Seul inconvienient: les traces de la fete sacrificielle ne sont pas toutes effacees, et mettent notre odorat (et parfois notre vue) a rude epreuve. Heureusement, il reste le bazar hindou, et ses senteurs d'encens!

Puis, peu a peu, la vie reprend ses droits, mais endimanchee, et nos contacts sont tres conviviaux. On nous invite a boire le the dans une maison ou le maitre des lieux parle un peu l'anglais, et nous comprenont que c'est pour nous presenter l'un de ses fils qui, comme beaucoup, cherche des contacts facebook. Ici, tout le monde est sur Facebook! Meme les paysans dans les rizieres (enfin... peut-etre)> En tout cas, tous ont un portable.

En fin de journee, Karinee Martirossian oblige, nous visitons l'eglise armenienne, fondee en 1781, puis la belle mosquee, toute paree de mosaiques interieures.

Une visite dans le Dhaka sud, de l'autre cote de la riviere (cote petits metiers) tourne au delire, tant les gens sont contents de nous voir. Ils nous raccompagnent en cortege jusqu'au bateau.

 

Dhaka, 20 nov 2010

 

Aujourd'hui est le dernier jour de notre periple. Ce soir, nous reprendrons l'avion pour Paris, avec plein d'images, de sons et de bruits en tete.

C'est le 4eme (et dernier) jour de la fete de l'Aid, et de tres nombreux magasins sont encore fermes.

Avantage: encore un jour avec une tres bonne circulation (tres exceptionnel, dans cette ville constamment en proie aux embouteillages), et un niveau de pollution tres supportable.

Inconvenients: ben, justement, quand ca circule bien, les conducteurs de tuk tuk donnent leur pleine mesure. Celui que nous avions pris aujourd'hui etait un champion dans sa categorie, et nous avons cru mourir une bonne dizaine de fois entre les quartiers de Ghulshan et de Motijeel.

Autre inconvenient: les boutiques fermees, ce n'est pas ideal quand on veut consacrer sa derniere journee a des achats de souvenirs! On a quand meme reussi a degotter une ou deux echoppes, mais il faut reconnaitre que le Bangladesh ne brille pas par son artisanat...

Nous redoutons un peu le retour dans la grisaille parisienne, sauf Guillaume, ravi de rentrer et de retrouver sa chambre et ses copains.

 

 

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