Les voyages de Guillaume
  
Les voyages de Guillaume
 

Avis aux parents anxieux: voyager avec un jeune enfant n'est pas du tout problématique, tout au moins en Asie!

Evidemment, il faut bien avoir conscience que le rythme du voyage sera forcément différent. Plus lent. Un peu moins "engagé". Mais outre le plaisir qu'on peut ressentir à partager des moment privilégiés de découverte avec son enfant, un tout-petit est un laissez-passer extraordinaire. LE MOYEN d'entrer naturellement en contact avec les gens... même quand on ne se comprend pas. Et quel meilleur sujet pour débuter une conversation?

 

Sachez-le: avec un minimum d'intendance, les enfants font de merveilleux compagnons de voyage, et le but de cette page est de vous donner quelques exemples de la manière dont nous gérons nos voyages avec Guillaume.

 

Portage - Pas portage?Malaisie

 

 

Quand nous sommes partis en Malaisie, Guillaume avait 18 mois. Il marchait, mais pas très longtemps, et vraiment pas vite. Pour nous, la question ne s'est pas posée: le porte-bébé dorsal était indispensable. Sachant que nous l'aurions sur le dos une bonne partie de nos journées, nous avons choisi un modèle fait pour la randonnée, assurant un bon confort de portage.

Nous avions aussi emporté une poussette canne très légère. Mais en réalité, une fois à Kuala Lumpur, nous nous sommes vite aperçus que, même en ville, le porte-bébé était bien plus pratique. Pour le reste du voyage, la poussette est donc restée en consigne à l'hotel. Au final, c'est dans les aéroports qu'elle nous a été utile, permettant à Guillaume de dormir en attendant les embarquements... 

 

Pour le Laos, Guillaume avait 3 ans et pesait 14kg. Cette fois-ci, nous avons hésité à emporter le porte-bébé, mais la perspective de devoir porter le jeune homme sur de longues périodes nous a un peu effrayés. Au final, le porte-bébé nous aura été très utile les 3/4 premiers jours, tant que Guillaume n'avait pas accusé le coup du décalage horaire. Après cette période, reconnaissons que nous l'avons trainé un peu pour rien...

Malaisie

Pour le Bangladesh (4 ans) et Madagascar (5 ans) le jeune homme a marché comme nous (et même parfois mieux...)!

A noter: il faut savoir que les asiatiques sont très habitués aux poussettes, mais pas du tout à nos porte-bébés de rando. Inutile de vous dire que Guillaume avait un franc succès quand il était perché là-dedans...

 

 

Couches

En malaisie, on peut trouver facilement des couches partout. Nous en avons même trouvées dans le parc du Taman Negara. Donc, inutile de se charger comme des baudets.

Au laos, on s'était un peu méfiés, et on avait emporté le stock nécessaire. Cependant, il n'en fallait plus qu'une par nuit, alors c'était très gérable.

 

 

L'alimentation

Pour notre premier voyage, nous avons attendu que Guillaume ait 18 mois pour deux raisons principales: qu'il sache marcher correctement, et qu'il puisse manger un peu de tout.

Le fait est que Guillaume a toujours mangé exactement comme nous dans les gargottes de rues et autres restaurants. En Asie, ça signifie bien sûr beaucoup de riz, avec quelques petits légumes et de la viande sautée. Tant qu'on trouve des plats peu épicés, il n'y a pas de problème.

En Malaisie, nous avons pas mal complété avec des biberons de lait infantile. Nous avions emporté les boites de lait en poudre, et nous lui faisions 2 à 3 biberons de lait, à température ambiante, par jour. Ca l'aidait aussi bien à s'hydrater.

Au Laos, nous nous sommes contentés d'un biberon matinal, toujours à température ambiante.

 

Laos

L'avantage en Asie, c'est que la nourriture est omniprésente dans les rues et les marchés. Guillaume picore donc un peu tout au long de la journée au gré de ses envies. Au Laos, il était même passé champion dans l'art de se faire offrir de la nourriture (boulettes de riz gluant, fruits, petites briques de boisson) par les marchandes de rue. Les femmes asiatiques sont tout simplement folles des petits gars aux yeux bleus... on peut dire qu'il a presque mangé gratos sur tout le séjour!

 

 

 

La Santé

La santé, c'est le thème qui nous fait toujours un peu peur quand on voyage avec un enfant.

La première chose à faire est, bien entendu, de souscrire une assurance voyage / rapatriement.

Ensuite, il faut constituer une pharmacie adaptée à l'enfant, avec: anti-diarhéique, solution de réhydratation, sirop ou sachet de paracétamol, antibiotique à large spectre. Et bien sûr, des pansement avec de jolis dessins dessus!

 

Désordres intestinaux:

Bien entendu, Guillaume ne boit que de l'eau en bouteille. Il mange comme nous dans les gargottes de rue. Comme les enfants ont tendance à toucher un peu à tout, il faut simplement veiller à bien leur laver les mains régulièrement. Au final, Guillaume n'a eu qu'une seule fois la diarhée. C'était au Laos, à Luang Prabang. Nous l'avons immédiatement traité, sommes restés un peu à l'hotel, et l'épisode est passé en 1/2 journée.

 

Paludisme:

Faut-il prendre un traitement anti-palu? C'est une question qui ne se limite pas à la santé de l'enfant, mais à celle de toute la famille. Restons logiques: si nous prenons, nous parents, un traitement anti-palu, c'est que nous le considérons utile. Dans ce cas, pourquoi ne pas en donner à Guillaume. L'inverse est vrai aussi bien sûr.

Nous avons toujours fait le choix de prendre un traitement. Pour Guillaume, cela consiste en 1 comprimé de Malarone enfant chaque matin. Comme il ne sait pas encore avaler les comprimés, nous le dissolvons dans le biberon du matin. Ca passe très bien. Peut-être avons nous de la chance, mais Guillaume a toujours très bien supporté la Malarone, sans aucun effet secondaire.

 

Vaccins:

En dehors des vaccinations courantes en France (DTP, ROR), Guillaume est vacciné contre l'hépatite A, l'hépatite B et la thyphoïde.

Cette année, nous partons en Afrique, et le vaccin contre la fièvre jaune s'est tout naturellement ajouté à l'arsenal vaccinal.

 

Problèmes ORL:

Finalement, le seul vrai souci de santé qu'a eu Guillaume à ce jour, est lié à la "modernité", et non aux mauvaises conditions hygiène (comme quoi...)! En Malaisie, la clim trop poussée dans un train lui a déclenché une crise de laryngite aigue. Comme cette dernière était sérieuse, nous sommes partis à l'hopital local. Résultat: mise sous oxygène, traitement à la ventoline, et deux jours d'observation dans une grande salle commune pédiatrique (une vingtaine de lits). Passé la 1ère frayeur, un souvenir inoubliable. Guillaume (qui a vite retrouvé du poil de la bête) était la coqueluche de toutes les infirmières.

 

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